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SPÉCIAL COIFFURE & BEAUTÉ

Manifestation des coiffeurs à Paris aujourd'hui 1er juillet

A l'appel de l'UNEC, une manifestation s'est tenue aujourd'hui à 14h place de la Bastille.

La revendication : une concurrence déloyale de la part des barbershops et de certains salons "low-cost".

L’objet de leur colère : des barbershops et certains salons « low-cost » qui ouvrent sans autorisation et qui proposent des prix imbattables… Ils dénoncent ainsi une « concurrence déloyale » et réclament notamment une baisse des charges sociales. « Les coiffeurs sont étouffés par l’exercice d’une concurrence déloyale soutenue et alimentée par le gouvernement, par des charges toujours plus écrasantes qui découragent l’entrepreneuriat dans la coiffure », dénonce le syndicat dans son tract.

 

« Une déréglementation de notre métier »

« Depuis l’après-Covid, un phénomène s’est accentué : on voit des barbers et autres salons de coiffure qui ouvrent de façon illégale un peu partout, y compris dans des petites communes rurales. Ils proposent des coupes à 10 euros, ne prennent que de l’espèce, sont ouverts jour et nuit, et le dimanche… La plupart n’ont pas de contrat de travail, pas de bail, et ne paient pas d’impôts », explique auprès du « Point », le président de l’Unec Christophe Doré. Une situation due selon lui à « une déréglementation de notre métier ».

 

Depuis une directive européenne de juillet 2023, il n’est en effet plus obligatoire d’être titulaire d’un brevet professionnel de coiffure pour ouvrir un salon. « Qu’on ait de la concurrence, c’est normal, à condition que l’on respecte tous la même réglementation. Même métier, mêmes règles ! », fustige Christophe Doré.

« Pour un brushing coiffure à 41 euros, j’enlève 20 %, on est déjà à 32,80. Et c’est sans compter toutes les autres charges. J’ai des collègues qui n’arrivent même pas à se dégager un smic, ce n’est pas normal », témoigne Isabelle, coiffeuse dans le Pas-de-Calais, auprès de France Bleu, qui réclame elle aussi plus de contrôles de l’État. « On peut être auto-entrepreneur, ou alors même ouvrir un salon dans son garage ! Le tout sans aucun contrôle », dénonce celle qui se rend à Paris ce lundi pour exprimer sa colère.

 

 

Source : sudouest.fr

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