Soutien aux salons de coiffure face à la concurrence déloyale et à la précarisation du secteur
Publié le 26.11.2025
Pourquoi les contrôles se durcissent
- Le secteur de la coiffure, y compris l’activité de barbier, est scruté de près par l’État en 2025.
- Ces mesures s’inscrivent dans une volonté de lutter contre les pratiques illégales qui fragilisent les entreprises respectueuses des règles : prestations non‑qualifiées, tarifications abusives, travail dissimulé…
- Le cadre réglementaire impose les mêmes normes aux barbiers qu’aux coiffeurs.
Quelles qualifications sont exigées
Selon le mode d’exercice :
- Pour une activité à domicile : détention d’un CAP Coiffure.
- Pour un salon (barbier ou coiffure) : un BP Coiffure avec l’option « coupe homme / entretien du système pilo-facial » est requis.
- Une alternative possible : justifier de trois ans d’expérience dans la coiffure, mais dans ce cas il est essentiel de garder tous les justificatifs (attestations, contrats, etc.).
En clair : chaque personne qui intervient dans votre salon (coiffeur comme barbier) doit pouvoir justifier de la bonne qualification.
Ce que contrôlent les autorités
Les services en charge (notamment DGCCRF mais aussi les agents de l’inspection du travail ou de police judiciaire selon les cas) peuvent vérifier :
- L’affichage des prix : il doit être clair, visible, conforme.
- La qualification professionnelle des personnes pratiquant : les diplômes, ou les preuves d’expérience.
- Les conditions d’emploi, notamment le respect du droit du travail si vous employez des salariés (contrats, déclarations, respect des horaires, etc.)
Sanctions : quels sont les risques en cas de manquement
En cas de non‑conformité, les risques sont réels :
- Amende pénale pouvant atteindre 7 500 €.
- Fermeture administrative de l’établissement, avec publicité de la sanction.
- En cas du non‑respect des règles sur le repos dominical, des amendes de 1 500 à 15 000 € peuvent être prononcées, voire plus en cas de récidive.
Conseils pratiques pour anticiper un contrôle
Voici une check‑list simple pour sécuriser votre salon :
- Vérifiez les diplômes et/ou l’expérience de toutes les personnes qui travaillent dans votre salon — conservez les justificatifs à jour.
- Affichez clairement vos prix (tarifs des prestations, majorations éventuelles…) à un endroit visible.
- Organisez un dossier de conformité (copies de diplômes, contrats de travail, registres, affichages, etc.).
- Formez votre équipe pour qu’elle puisse répondre simplement en cas de contrôle.
- Planifiez des auto‑contrôles réguliers (par exemple tous les trimestres) pour vous assurer que rien n’a changé.
En conclusion
Pour un salon de coiffure ou un barber‑shop, être en conformité n’est pas qu’une question administrative, c’est un levier de confiance envers la clientèle, un facteur de pérennité, et un outil de protection contre des sanctions lourdes. En 2025, l’environnement réglementaire l’impose, et les contrôles se renforcent. Mieux vaut donc anticiper.