SOCIAL

Arrêt maladie et ALD : la durée d'indemnisation réduite à un an en 2026

Depuis le 15 octobre 2026, la durée maximale d'indemnisation de certains arrêts maladie de longue durée est passée de trois ans à un an. Cette réforme, introduite par deux décrets publiés au Journal officiel du 18 septembre 2026, concerne principalement les assurés atteints d'une affection de longue durée (ALD) non exonérante.

Quels salariés sont concernés ? Quelles sont les nouvelles règles et les conséquences pour les employeurs ? Décryptage.

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Indemnisation des ALD : qu'est-ce qui change en 2026 ?

Jusqu'à présent, certains assurés en arrêt maladie de longue durée pouvaient bénéficier d'indemnités journalières de l'Assurance maladie pendant une période maximale de trois ans.

Depuis le 15 octobre 2026, cette durée est ramenée à un an pour les assurés relevant du dispositif dérogatoire sans bénéficier d'une ALD exonérante.

Cette évolution vise notamment les salariés dont la maladie nécessite un arrêt prolongé, mais dont les soins ne donnent pas droit à une exonération du ticket modérateur.

La réforme distingue ainsi deux situations :

  • L'ALD exonérante : elle permet une prise en charge des soins liés à la maladie à 100 % de la base de remboursement de l'Assurance maladie. La durée maximale d'indemnisation reste fixée à trois ans.
  • L'ALD non exonérante : les soins restent remboursés aux taux habituels. La durée maximale d'indemnisation dérogatoire est désormais limitée à un an.

À retenir : tous les assurés atteints d'une ALD ne sont donc pas concernés par cette réduction.

Quels salariés et professionnels sont concernés par la réforme ?

Les nouvelles dispositions s'appliquent à plusieurs catégories d'assurés sociaux :

  • Les salariés relevant du régime général de la Sécurité sociale ;
  • Les salariés du régime agricole ;
  • Les travailleurs indépendants ;
  • Les clercs et employés de notaire ;
  • Les fonctionnaires de l'État et les magistrats ;
  • Les ministres des cultes et membres de congrégations religieuses.

Pour les employeurs, cette réforme implique une vigilance particulière dans le suivi des arrêts maladie de longue durée et des droits à indemnisation de leurs salariés.

À partir de quand la nouvelle durée d'indemnisation s'applique-t-elle ?

La réduction de la durée d'indemnisation est entrée en vigueur le 15 octobre 2026.

Elle concerne :

  • Les arrêts de travail prescrits à compter du 15 octobre 2026 ;
  • Les arrêts déjà en cours à cette date, lorsque l'incapacité de travail atteint six mois après le 15 octobre 2026.

En revanche, les assurés déjà en arrêt depuis plus de six mois au 15 octobre 2026 continuent de relever des anciennes dispositions, avec une indemnisation pouvant atteindre trois ans.

De même, les assurés bénéficiant déjà, avant cette date, de la reconnaissance ouvrant droit au régime dérogatoire conservent les anciennes règles jusqu'au terme de leurs droits, dans les conditions prévues par les décrets.

Peut-on bénéficier d'une nouvelle période d'indemnisation ?

Pour ouvrir une nouvelle période d'indemnisation dérogatoire au titre de la même maladie, le salarié concerné doit avoir repris son activité professionnelle pendant au moins un an.

Cette condition est importante pour les salariés dont l'état de santé entraîne plusieurs interruptions de travail successives.

Arrêts maladie injustifiés : de nouvelles sanctions possibles

Le décret n° 2026-866 introduit également une mesure destinée à lutter contre les abus liés aux arrêts de travail.

Depuis le 19 septembre 2026, un assuré peut faire l'objet d'une pénalité lorsqu'il cherche à obtenir de manière injustifiée des prescriptions d'arrêt maladie sans lien avec son état de santé.

Cette disposition complète les sanctions déjà prévues en cas d'abus dans l'obtention de prestations de l'Assurance maladie.

Quelles conséquences pour les employeurs ?

Cette réforme peut avoir des répercussions sur la gestion des absences et le suivi administratif des salariés en arrêt maladie prolongé.

Les employeurs doivent notamment être attentifs :

  • Au suivi des indemnités journalières : la durée de versement par l'Assurance maladie dépend désormais de la situation de l'assuré.
  • Au maintien de salaire : les obligations de l'employeur doivent être examinées au regard des dispositions légales et conventionnelles applicables.
  • À la gestion de la paie : les changements de situation peuvent nécessiter des ajustements, notamment en cas de subrogation.

Il est important de rappeler que la fin du versement des indemnités journalières ne signifie pas automatiquement la fin de l'arrêt de travail ou du contrat de travail.

Les droits du salarié et les obligations de l'employeur doivent être appréciés au cas par cas.

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Les experts en droit social et gestion de la paie de Cerfrance Gascogne Occitane vous accompagnent dans l'application de la réglementation et la gestion administrative de vos salariés.

Une question sur les nouvelles règles d'indemnisation des arrêts maladie ? Contactez un conseiller Cerfrance GO.

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