Le nouveau congé naissance : ce qu’il faut savoir
La loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 a instauré un nouveau dispositif destiné à accompagner l’arrivée d’un enfant : le congé supplémentaire de naissance. Entré en vigueur le 1er juillet 2026, ce congé permet à chaque parent de bénéficier d’un à deux mois d’absence supplémentaires, en complément des congés déjà existants.
Publié le 07.07.2026
Un nouveau droit pour les parents
Le congé supplémentaire de naissance concerne :
- Les enfants nés ou adoptés à compter du 1er janvier 2026 ;
- Les enfants nés en 2025 lorsque la naissance était initialement prévue en 2026.
Ce dispositif vient renforcer les droits des parents sans se substituer aux congés actuels. Il s’ajoute donc aux congés maternité, paternité et d’adoption.
Chaque parent dispose d’un droit individuel, ce qui signifie que les deux parents peuvent choisir de prendre ce congé en même temps ou de manière différée.
Comment s’articule ce congé avec les autres absences ?
Le congé naissance s’inscrit en complément des dispositifs existants.
Par exemple :
- Une mère peut cumuler 16 semaines de congé maternité, jusqu’à 6 semaines de congé pathologique (2 semaines avant et 4 semaines après), ainsi que 2 mois de congé naissance supplémentaire.
- Un père peut bénéficier de 3 jours ouvrables de congé de naissance, de 25 jours calendaires de congé paternité, auxquels peuvent s’ajouter 2 mois de congé naissance.
Ce nouveau droit permet ainsi d’allonger significativement la durée de présence auprès de l’enfant.
Modalités de prise du congé
Le congé naissance doit être pris dans un délai de 9 mois suivant la naissance ou l’arrivée de l’enfant au foyer.
Le salarié peut :
- Prendre 1 ou 2 mois de congé ;
- Fractionner les 2 mois en deux périodes distinctes d’un mois chacune.
Un délai de prévenance est requis :
- 1 mois avant le départ en congé dans le cas général ;
- 15 jours seulement si le congé suit immédiatement un congé paternité, d’accueil de l’enfant ou d’adoption, et débute dans le mois suivant la naissance ou l’arrivée de l’enfant.
Obligations de l’employeur
L’employeur ne peut ni refuser ni reporter ce congé pour des raisons d’organisation dès lors que les conditions légales sont respectées.
En cas de prolongation des congés légaux (par exemple en cas de naissance multiple), les délais sont ajustés en conséquence.
Indemnisation pendant le congé
Pendant le congé naissance :
- Le contrat de travail est suspendu ;
- Le salarié est indemnisé uniquement par la Sécurité sociale.
Le montant des indemnités journalières est le suivant :
- 1er mois : 70% de l’indemnité maternité ;
- 2e mois : 60% de l’indemnité maternité.
Sauf disposition conventionnelle plus favorable, l’employeur n’est pas tenu de maintenir le salaire.
Il est important de noter que :
- Le salarié ne perçoit plus de rémunération de son employeur ;
- Sa couverture complémentaire santé peut être suspendue selon les contrats collectifs.
L’employeur doit impérativement informer le salarié des conséquences sur sa protection sociale et lui remettre la notice d’information. À défaut, sa responsabilité pourrait être engagée en cas de préjudice.
Retour du salarié
À l’issue du congé naissance, le salarié retrouve :
- Son poste initial, ou
- Un emploi similaire avec une rémunération au moins équivalente.
Certaines obligations doivent être respectées :
- Organisation de la visite de reprise pour la mère ;
- Réalisation de l’entretien professionnel.
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