Prime carburant : le plafond d’exonération double en 2026
Face à la hausse des prix du carburant, le Gouvernement a décidé d’assouplir temporairement les règles de prise en charge des frais de carburant par l’employeur.
En 2026, le plafond d’exonération de la prime carburant est ainsi porté de 300 € à 600 € par salarié et par an. Les conditions d’accès au dispositif sont également temporairement assouplies.
Publié le 25.08.2026
À retenir
En 2026, le plafond d’exonération de la prime carburant passe temporairement de 300 € à 600 € par salarié et par an. Les conditions liées à la desserte par les transports en commun et au cumul avec un abonnement de transport collectif sont également suspendues jusqu’au 31 décembre 2026.
Les autres règles du dispositif restent applicables et la prime demeure facultative pour l’employeur.
Un plafond porté à 600 € en 2026
La prime carburant, également appelée prise en charge des frais de carburant, permet à l’employeur de participer aux frais engagés par ses salariés pour leurs trajets entre leur résidence habituelle et leur lieu de travail.
Jusqu’à présent, l’exonération était limitée à 300 € par salarié et par an pour les frais de carburant.
Pour les primes versées jusqu’au 31 décembre 2026, cette limite est exceptionnellement portée à 600 € par salarié et par an.
Attention : il s’agit d’un plafond d’exonération, et non d’une prime que l’employeur est tenu de verser. La prise en charge des frais de carburant reste facultative pour l’employeur.
Une mesure limitée au 31 décembre 2026
Ces évolutions sont prévues uniquement pour l’année 2026.
Le plafond de 600 € et les deux assouplissements concernant les conditions d’attribution s’appliquent aux primes versées jusqu’au 31 décembre 2026.
Sauf nouvelle évolution des règles, le régime habituel devrait ensuite s’appliquer à nouveau à compter du 1er janvier 2027.
Deux conditions temporairement supprimées
En 2026, le dispositif est également élargi afin de permettre à davantage de salariés d'en bénéficier.
La desserte par les transports en commun
Habituellement, la prise en charge des frais de carburant est notamment soumise à une condition liée à la desserte du domicile ou du lieu de travail par un service public de transport collectif régulier.
Cette condition est suspendue jusqu’au 31 décembre 2026.
Un salarié peut donc bénéficier de la prime carburant même si son domicile ou son lieu de travail est desservi par les transports en commun.
Le cumul avec un abonnement de transport
Le principe de non-cumul avec la prise en charge par l’employeur d’un abonnement de transport en commun est également temporairement suspendu.
En 2026, un salarié peut donc cumuler la prise en charge de ses frais de carburant avec la prise en charge obligatoire de son abonnement de transport collectif, sous réserve du respect des autres conditions du dispositif.
Les autres conditions restent inchangées
Les assouplissements prévus en 2026 ne suppriment pas l’ensemble des conditions applicables à la prime carburant.
La prise en charge concerne notamment les frais engagés par le salarié pour ses déplacements entre sa résidence habituelle et son lieu de travail, avec son véhicule personnel.
La prime carburant reste par ailleurs un dispositif facultatif : l’employeur n’est pas obligé de la mettre en place.
Lorsqu’il souhaite l’instaurer, les modalités de prise en charge doivent être définies dans les conditions prévues par le Code du travail, notamment par accord collectif ou, à défaut, par décision unilatérale de l’employeur.
Certaines situations restent également exclues du dispositif, notamment lorsqu’un véhicule est mis à la disposition permanente du salarié par l’employeur et que ce dernier prend déjà en charge les dépenses de carburant.