Transport routier : un nouveau coup de pouce pour absorber la flambée des carburants
Décret du 3 juillet 2026 : un deuxième dispositif d'aide exceptionnelle au véhicule vient d'être instauré pour les entreprises de transport public routier, afin de compenser la flambée des prix des carburants liée au conflit au Moyen-Orient. Cumulable avec l'aide du 17 avril 2026, ce nouveau coup de pouce peut atteindre 60 000€ par entreprise. Éligibilité, montants par catégorie de véhicule, conditions à respecter : on fait le point.
Publié le 16.07.2026
Un contexte de tension sur les prix des carburants
Le conflit au Moyen-Orient continue de peser sur le prix des produits pétroliers, avec un impact direct sur les charges d'exploitation des entreprises de transport routier. Face à cette situation, le Gouvernement a décidé de reconduire et renforcer son soutien au secteur via un nouveau dispositif d'aide exceptionnelle.
Un décret du 3 juillet 2026 instaure ainsi un deuxième dispositif d'aide au véhicule, qui vient s'ajouter à celui déjà mis en place par le décret n°2026-289 du 17 avril 2026. Bonne nouvelle : les deux aides sont cumulables.
📆Les demandes doivent être déposées avant le 1er septembre 2026
Qui peut en bénéficier ?
L'aide s'adresse aux entreprises de transport public routier remplissant les conditions suivantes :
- être établies en France ;
- employer moins de 1 000 salariés ;
- être titulaires d'une licence de transport public de marchandises ou de voyageurs, ou relever du transport sanitaire (hors taxi), sous réserve d'un code NAF éligible parmi une liste limitative ;
- être à jour de leurs obligations fiscales et sociales au 31 décembre 2024 (sous les réserves habituelles prévues par les textes).
Point de vigilance : pour toute demande d'aide supérieure à 5 000€, l'entreprise doit justifier d'un ratio de résultat courant avant impôts sur chiffre d'affaires inférieur ou égal à 3%, calculé sur les deux derniers exercices clos avant le 30 avril 2026.
Combien peut-on percevoir ?
L'aide est directe et plafonnée à 60 000€ par entreprise. Son montant est calculé en fonction du nombre et de la catégorie de véhicules exploités :
| Catégorie de véhicule | Montant unitaire |
|---|---|
| Véhicules légers de transport de marchandises (≤ 3,5 tonnes), ambulances, VSL | 70 € |
| Bus | 250 € |
| Porteurs de 26 tonnes et plus | 400 € |
| Véhicules tracteurs de transport de marchandises | 500 € |
Quels véhicules sont éligibles ?
Pour ouvrir droit à l'aide, les véhicules doivent notamment :
- être la propriété de l'entreprise, ou faire l'objet d'une location longue durée ou d'un crédit-bail ;
- être effectivement exploités ;
- être à jour de leur contrôle technique.
Sous quel régime juridique ?
Cette aide relève du régime des aides de minimis, conformément au règlement (UE) 2023/2831. Les entreprises doivent donc veiller au respect du plafond global d'aides de minimis perçues sur les trois derniers exercices fiscaux.
À retenir
- Deuxième dispositif d'aide exceptionnelle, cumulable avec celui du 17 avril 2026
- Plafond : 60 000€ par entreprise
- Entreprises de moins de 1 000 salariés, transport de marchandises, voyageurs ou sanitaire
- Aide calculée par catégorie de véhicule : de 70€ à 500€ par véhicule
- Vérifier le ratio résultat/CA pour toute demande > 5 000€
- Régime des aides de minimis
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